La 1600 Thunderbird c’est un moteur cathédrale, le genre de moulin qui, s’il ne crache pas 250 km/h vous apporte une banane phénoménale à chaque rotation de la poignée droite.
Si j’attends aujourd’hui de Triumph une Super Bonneville, un amateur s’est lui fabriqué un “Super Thruxton” en mode café racer sur la base du big twin anglais.
Café Racer Triumph 1600 Thunderbird


Si l’engin respecte à la lettre les codes du cafra : réservoir issu d’une Ducati 900, cul de selle type AJS, il doit être loin niveau maniabilité des motos originelles qui servaient à courir la campagne anglaise de troquet en troquet…
Après la version XLCR1000 par Jewel Racer, c’est au tour de Storz, le roi du kit dirt track pour Sporster 1200 (voir plus bas), de nous proposer une préparation sur la base de la nouvelle XR 1200 (que nous avions essayée en version X). Et aussi étrange que cela paraisse, le préparateur s’est orienté sur un style clubman.
Avec son guidon pointant vers le bas, exit la position de conduite naturelle de la version d’origine. La préparation ne se limite pas à ce seul changement : nouvelles jantes à rayons, fourche spéciale Storz par Ceriani de 55 mm de diamètre et nouveaux disques pétales à l’avant de 330 mm et bonjour la nouvelle transmission par chaîne.
Harley Davidson XR1200 by Storz Performance




Au final la machine a perdu 15 kg (ce qui ne peut lui faire de mal vu le poids de départ à 265kg). Storz lui même a déclaré “la XR1200 d’origine est une bonne machine mais il lui manque une partie cycle plus affûtée et elle est trop lourde…
Auto Magic, atelier nippon, s’est déjà distingué sur le site avec une très belle Yamaha XS 650. Cette fois-ci, c’est avec un mythe de la moto: la Suzuki Katana qu’ils nous reviennent.
La Katana a vraiment marqué les esprits, elle garde une place de choix dans le cœur des japonais. On peut dire qu’ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour racériser la Katana.
Exit les composants des années 90, on trouve pêle mêle : fourche Ohlins SBK, amortos Yoshimura, des freins Brembo et les roues roues Marchesini. On trouve aussi trace d’aluminium dans le nouveau bras oscillant et les cornets de la rampe de carbus.

Belarus, moto, Ducati, Café Racer : mais qu’est-ce qui cloche ? Le Bélarus était connu comme petit pays à l’Est, communiste et peu soucieux des droits de l’homme.
Pourtant dans ce paysage, éloigné du modernisme de la moto que vous avez sous les yeux, un atelier a imaginé CETTE moto ! Yuri Shif Custom a créé la Duster depuis un moteur Ducati. Si jusqu’à lors le préparateur donné dans le Vtwin US, la sauce italienne a bien prise.
Raflant beaucoup de prix sur son passage lors d’expo moto en Allemagne et Italie, la moto signe l’excellence du travail réalisé : partie cycle et carrosserie sortant tout droit d’un cerveau en ébullition, la moto si elle n’époustouflera pas tout le monde a le mérite de laisser couac quiconque la regarde.
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Quand j’ai vu pour la première fois cette moto, je me suis demandé ce que c’était ! Pas besoin d’avoir longtemps bricolé un 103 dans son garage pour se dire que si tu te retrouves nez à groin avec cette bitza au feu rouge, t’as pas intérêt de faire le malin.
Les 4 cornets semblent avoir besoin de respirer fort la signature Wiseco n’est certainement pas là pour rien. Au cas où pour se convaincre, il suffit de jeter un oeil au radiateur pour se dire que les poneys ressemblent plus à des mustangs grâce au 1075 cm3.
Cette bécane est l’oeuvre de Icon (blousons, gants motos) aux US. Bien dans le style sauvage, elle est plus compliquée qu’il n’y paraît. Un moteur Kawasaki, beaucoup de pièces Suzuki, voici le détails :
MotoFiaccone, c’est un petit dealer américain de Cafe Racer. Le bouclard s’attache à rester sur des budgets serrés : 2000 $ pour se payer une Yamaha RD 400 ou Honda CB 350 en Café Racer, pas de quoi se mettre sur la paille.
Le soin apporté aux machines est en plus de bonne qualité, pas de faute de goût. Propres et épurées, les prépas surfent sur la mode US aux racers très rigides, admirez le faible débattement des amortos arrières.
En plus d’avoir la bonne idée de faire des racers 2 temps, l’homme a aussi la qualité de faire de belles photos pour présenter ses machines souvent accompagner de Pin Up plutôt sexy. Un sacré adresse à Dallas, Texas…
Crossbreed Motorcycles représente un seul homme, Chris Barber responsable d’un tour de force. Cela ne concerne pas le style de la moto, plutôt dépouillé et sans origine particulière. Avec son nom, AlfaBeast, on a déjà une piste.
Laissez votre œil comme attiré sous le semblant de réservoir, car il y a quelque chose d’automobile mais de noble. Pour une fois, dans les tentatives hasardeuses de réunir les deux mondes, le choix et l’intégration transversale du moteur est assez judicieuse.
Le moteur n’est pas moins que le célèbre V6 Alfa Romeo à 4ACT 12 soupapes de 2.5L ouvert à 60° tout en aluminium et apparu en 1979 pour une longue carrière chez le constructeur transalpin avec le non-moins célèbre Coupé GTV6 développant 160 chevaux.
Dans sa collection 2010, l’italien Premier nous présente un produit Classique au charme sympathique. Si les formes et les décorations du City Vintage flattent le regard, vous remarquerez déjà un détail qui fait sa différence parmi les Jet.
Car, dans un segment assez particulier et tendance (Ruby, Davida…), le Premier City Vintage arrive avec un atout personnel: celui de la visière fumée rétractable (donc invisible). Elle vient judicieusement s’intégrer dans le design élégant d’une coque sans fioritures.
Toutefois, l’absence de grand écran clair externe (type pare-brise) limite sa polyvalence aux parcours urbains. Il peut donc de se trouver moins à l’aise quant le rythme augmente sur des axes péri-urbains plus roulants. Au-delà, n’oublions pas que la sécurité d’un casque intégral reste l’idéal.
Premier City Vintage Collection




Lire la suite: Casque Premier City Vintage, le Jet classique contemporain
Les Danois de Wrench Monkees ont encore frappé. On se souvient encore avec émotion de leur Honda CB, qu’ils nous proposent déjà une Zephir qui sent la poudre.
Comme toujours le style se veut sobre et si possible sombre. Mais attention, ne vous y trompez pas, sous ce côté bricolé, la moto recèle de belles pièces et au final tient plus du customizer que du rat’s.
L’arrière est plutôt inédeit sur un racer, long et fin, on le trouverait presque plus sur un dirt. Au final, il permet d’étirer la machine et fait presque oublier le gros bidon d’essence qui reste d’origine.
Vyrus, on vous l’a présentée il y a quelque temps, est une marque à part, de celles qui offrent rareté, émotion et performance à la moto. En quelque sorte, elle offre aux deux roues ses lettres de noblesse.
Avec la 987 C34V, on touche à l’aboutissement d’un projet tant il serait difficile de repousser encore ses limites. Motorisée par le twin de la Ducati 1198, elle développe la bagatelle de 184 chevaux pour 155 kg !
Machine pour client exigeant, posséder un Vyrus, c’est avoir une machine artisanale capable de s’aligner en championat de vitesse sans presque rien changer…
Si vous vous sentez plus proche de Jay Springsteen, l’autre King du Dirt-Track (peu après King-Kenny) sur la Reine XR750 au milieu des années 70, que de Peter Fonda dans le film Easy-Rider (bientôt dans notre rubrique Moto & Cinéma*), Harley-Davidson a eu l’heureuse idée de développer le roadster XR1200 spécifiquement pour le marché européen.
Vincent essaya l’XR1200 X l’an dernier et la qualifiait de véritable « achat coup de cœur, un coup de cœur qui durera à chaque rotation de la poignée des gaz ». Mais, pour vous, la vérité est peut-être ailleurs.
Car la vénérable firme de Millwaukee comporte encore une autre référence, la seule qui compte à vos yeux : la XLCR1000. Présentée au Bike Week de Daytona en 1977, en totale rupture de la production maison, la belle surprit son monde et fût un échec commercial.
Le concept Metalback provient d’un designer automobile appelé Jordan Meadows, ceci expliquant peut-être cela concernant l’aspect très carrossé de sa moto. Sa tentative ne s’arrête pas là et va plus loin en essayant de marier la philosophie du café racer traditionnel avec des qualifications plus contemporaines et écologiques.
Je ne peux m’empêcher d’y trouver aussi un côté rétro post-moderne du milieu des années 60, en interprétant une notion technique antérieure insufflée par l’histoire aéronautique « Vintage ». C’est un détail mais l’instrumentation dénote un peu dans cet univers. La particularité de son concept est de faire une croix sur le plastique.
En effet, si le cadre utilise classiquement l’aluminium, il en est de même pour l’ensemble du carénage. À la différence notable qu’il s’agit d’aluminium recyclé. “L’avantage est d’économiser du poids et d’améliorer les performances, en réutilisant des matériaux d’occasion”, avance-t-il.