Essai Triumph Bonneville SE

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Une Triumph Bonneville, on sait tous ce que c’est. Mais redécouvrir l’engin dans sa livrée SE fait parti des bonnes surprises auxquelles on ne s’attend pas forcément.

Les deux changements principaux à noter par rapport à la version de base Bonneville T100 est l’apport de jantes à bâtons et des échappements Arrow (option quasi obligatoire).

D’abord ces jantes à bâtons aux bords polis sont superbes. Certes, elles font crier les puristes qui réclament des rayons, mais soit c’est ma nature bercée dans les années 80 aux motos avec jantes à bâtons soit c’est leur très belle finition mais je la préfère presque ainsi.

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La réduction du diamètre des roues qui passent ainsi à 17 pouces permettent plus de fantaisies au guidon. Cette dernière en devient presque « sportive ». Elle accepte ainsi d’être un peu plus brusquée que la T 100 en entrée de virage et une fois calée, elle garde le cap sans sourciller.
Elle dandine toujours un peu des fesses en cas de franc essorage de la poignée droite mais rien de rédhibitoire. De plus, on se positionne dans ce cas dans une utilisation pour laquelle elle n’est pas destinée.

Le bicylindre vertical ne change pas, il faut le maintenir au dessus de 3 500 tr/min pour obtenir des poussées franches (sans être décoiffantes). Cependant grâce aux 2 en 2 Arrow, le moteur gagne un peu de « Gnac » et offre un surplus de sensations qui faisaient défaut auparavant.
Il faudra le libérer un peu car en revanche il castre beaucoup (trop ?) le chant du bicylindre anglais.

Reine des villes, la Bonneville SE se faufile partout, braque très bien et se révèle être un chameau au vue de la faible consommation constatée (moins de 5l au 100). L’unique frein avant remplit correctement son rôle même s’il faut tirer un peu fort sur le levier. Il est bien secondé par l’arrière qui permet de finir de placer la moto en courbe. La course de la pédale arrière est suffisamment longue pour bien le doser.

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Les suspensions sont parfaites entre le confort et le sport et gomme assez bien la relative dureté de la selle. Son rembourrage apparait épais mais se révèle être peu dense. Et votre serviteur n’est pas excessivement enrobé : 83 kg.

Princesse des champs, la Bonneville ne s’épanouira hors des villes que sur la petite départementale voir nationale. Un bout de droit n’est jamais drôle à moto de toute façon mais son bouilleur et son relatif côté joueur excelleront sur le réseau secondaire. Elle pâtit de son manque de protection, au-delà de 110 km/h, la tendance à s’agripper au guidon est grande et on perd en précision dans le guidage.

Puissance 68 ch à 7 500 tr/min - Couple : 7 mkg à 5 800 tr/min – 200 kg à sec
A partir de 9 190€

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